Dans le Nord, l’EDHEC mise sur le Passif pour la rénovation de son campus

C’est parti ! Le bureau d’études MODUO a récemment annoncé l’obtention du permis de construire pour le projet de rénovation/extension du campus de l’EDHEC. Une opération particulièrement ambitieuse, notamment en ce qui concerne la rénovation selon les exigences du label EnerPHit du « bâtiment S », un édifice de 11 000 m² en arc de cercle généreusement vitré, conçu dans la seconde moitié des années 1980 par les architectes Jean-Pierre Buffi, Marianne Buffi et Lenormand pour IBM France.

C’est parti ! Le bureau d’études MODUO a récemment annoncé l’obtention du permis de construire pour le projet de rénovation/extension du campus de l’EDHEC. Une opération particulièrement ambitieuse, notamment en ce qui concerne la rénovation selon les exigences du label EnerPHit du « bâtiment S », un édifice de 11 000 m² en arc de cercle généreusement vitré, conçu dans la seconde moitié des années 1980 par les architectes Jean-Pierre Buffi, Marianne Buffi et Lenormand pour IBM France.

« Notre projet concilie tous les impératifs : viser le label EnerPHit, soit le niveau passif en réhabilitation, permettre un désamiantage préalable et réaliser les travaux en site occupé, tout en maîtrisant les coûts. Et bien sûr, il respecte le projet d’origine de Jean-Pierre Buffi ainsi que les besoins des utilisateurs », explique Xavier Bouffart, dirigeant de l’agence lilloise Blaq architectures, dans Le Moniteur.

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© blaq architectures

Pour atteindre un tel niveau de performance énergétique tout en respectant l’esprit de l’existant, les concepteurs ont dû faire preuve d’inventivité et de technicité. Ils ont imaginé « une nouvelle façade à ossature bois laissant la part belle aux isolants biosourcés (fibre de bois), avec un parement réfléchissant, du triple vitrage, des brise-soleil orientables pour maîtriser les apports solaires, un travail approfondi sur l’étanchéité à l’air, un traitement systématique et minutieux des ponts thermiques et, bien sûr, des systèmes certifiés PHI pour une performance optimale », détaille Nicolas Gantois, directeur associé du BET thermique MODUO.

Outre cette rénovation, le projet (dont le budget total s’élève à 60 millions d’euros) prévoit la création d’une extension d’environ 1 100 m², « l’Agora », dédiée à la vie étudiante. La livraison est attendue d’ici quatre ans environ. Affaire à suivre…

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Le label "BaSE", Bâtiment sobre en énergie

Construire passif, la garantie d'un bâti de qualité.

Concevoir et construire un bâtiment passif est un objectif ambitieux. Voilà pourquoi la certification Bâtiment Passif a évolué pour inclure le label BaSE (Bâtiment Sobre en Énergie).

Valoriser l'utilisation des énergies renouvelables

Ce label a été pensé pour récompenser les efforts de toutes les équipes ayant collaboré au projet et pour saluer la performance énergétique du bâtiment certifié.
Il reprend les bases de la certification passive, mais assouplie :

  • Le besoin de chauffage doit être inférieur à 30 kWh d’énergie utile par m² de surface de référence énergétique et par an (contre 15, en Bâtiment Passif)
  • Une perméabilité à l’air de l’enveloppe mesurée sous 50 Pascals de différence de pression inférieure ou égale à 1 par heure (contre 0,6 en Bâtiment Passif)
  • Les autres critères restent identiques.

Le label "bâtiment passif premium"

La première maison passive Premium de France © Jean-Louis Bidart

À l’aube de la transition énergétique, la certification Bâtiment Passif a évolué pour accueillir deux nouvelles catégories, Plus et Premium, axées sur l’utilisation des énergies renouvelables. Elles valorisent les constructions ayant fait le choix d’être productrices d’énergie.

Valoriser l'utilisation des énergies renouvelables

La catégorie « Bâtiment Passif Premium» est la plus exigeante de toutes : elle récompense les bâtiments générant au moins 120 kWh/(m²a) d’énergie par rapport à l’emprise au sol du bâtiment.

Il devra également justifier du respect des 4 critères de base du passif :

  • Un besoin de chauffage inférieur à 15 kWh d’énergie utile par m² de surface de référence énergétique et par an
  • Une consommation totale en énergie primaire (tous usages, électroménager inclus) inférieure à 120 kWh par m² de surface de référence énergétique par an
  • Une perméabilité à l’air de l’enveloppe mesurée sous 50 Pascals de différence de pression inférieure ou égale à 0,6 par heure
  • Une fréquence de surchauffe intérieure (> à 25°C) inférieure à 10 % des heures de l’année.

Le label "bâtiment passif plus"

La première maison passive Plus de France

À l’aube de la transition énergétique, la certification Bâtiment Passif a évolué pour accueillir deux nouvelles catégories, Plus et Premium, axées sur l’utilisation des énergies renouvelables. Elles valorisent les constructions ayant fait le choix d’être productrices d’énergie.

Valoriser l'utilisation des énergies renouvelables

Dans la catégorie « Bâtiment Passif Plus », le bâtiment devra générer au moins 60 kWh/(m²a) d’énergie par rapport à l’emprise au sol du bâtiment.

Il devra également justifier du respect des 4 critères de base du passif :

  • Un besoin de chauffage inférieur à 15 kWh d’énergie utile par m² de surface de référence énergétique et par an
  • Une consommation totale en énergie primaire (tous usages, électroménager inclus) inférieure à 120 kWh par m² de surface de référence énergétique par an
  • Une perméabilité à l’air de l’enveloppe mesurée sous 50 Pascals de différence de pression inférieure ou égale à 0,6 par heure
  • Une fréquence de surchauffe intérieure (> à 25°C) inférieure à 10 % des heures de l’année.