La Minute technique #décembre2023

Chaque premier lundi du mois, le Comité Technique de La Maison du Passif réunit ingénieurs thermiciens et autres experts en bâtiments passifs pour affiner les contours des critères de labellisation, réfléchir aux problématiques techniques, constructives, environnementales et règlementaires. Découvrez chaque mois, en une minute de lecture, les réflexions et conclusions du groupe Technique !

Ce mois-ci, le groupe technique s'est penché sur le process de prise en compte des cuisines collectives en labellisation PHI :

  • Pour intégrer la consommation des cuisines collectives à l’évaluation PHPP, le PHI propose actuellement une démarche en phase de test qui permet un calcul forfaitaire. Celle-ci propose des préconisations de performance pour le matériel à mettre en œuvre qui se traduisent en consommations par défaut à prendre en compte par repas servi.
  • Si le niveau de consommation du projet dépasse les seuils de certification EP et EP-R avec cette méthode, une dérogation doit être demandée au PHI, qui apportera une expertise complémentaire et adaptera le seuil en fonction du projet.
  • On notera en particulier les cas sensibles de bâtiments n’hébergeant qu’une cuisine et un local de restauration, ou de bâtiments multiusages accueillant une restauration ouverte à d’autres usagers que ceux du bâtiment concerné, pour lesquels les seuils de certification EP et EP-R seront très probablement dépassés. Dans ces cas l’évaluation par le PHI sera à priori incontournable.
  • Dans tous les cas, et pour anticiper ces questions, quand la présence d’un tel équipement est prévue au programme du bâtiment, il est impératif de consulter le certificateur le plus en amont possible pour demander des arbitrages sur ces sujets, et éventuellement intégrer au planning les analyses du PHI au cours de l’instruction.
  • On rappellera que les cuisines doivent être codées au PHPP selon le même usage du bâtiment qui les héberge, avec les apports internes standards liés, sachant que les dégagements de chaleur dus à cet usage seront pris en compte par un surcroît de rendement de 18% sur les hottes de ventilation (applicable dans tous les cas, même sans récupération de chaleur, mais sans toutefois dépasser 100% de rendement saisi au PHPP).

    Pour aller plus loin, lire l’article consacré au sujet sur Passipedia
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Le label "BaSE", Bâtiment sobre en énergie

Construire passif, la garantie d'un bâti de qualité.

Concevoir et construire un bâtiment passif est un objectif ambitieux. Voilà pourquoi la certification Bâtiment Passif a évolué pour inclure le label BaSE (Bâtiment Sobre en Énergie).

Valoriser l'utilisation des énergies renouvelables

Ce label a été pensé pour récompenser les efforts de toutes les équipes ayant collaboré au projet et pour saluer la performance énergétique du bâtiment certifié.
Il reprend les bases de la certification passive, mais assouplie :

  • Le besoin de chauffage doit être inférieur à 30 kWh d’énergie utile par m² de surface de référence énergétique et par an (contre 15, en Bâtiment Passif)
  • Une perméabilité à l’air de l’enveloppe mesurée sous 50 Pascals de différence de pression inférieure ou égale à 1 par heure (contre 0,6 en Bâtiment Passif)
  • Les autres critères restent identiques.

Le label "bâtiment passif premium"

La première maison passive Premium de France © Jean-Louis Bidart

À l’aube de la transition énergétique, la certification Bâtiment Passif a évolué pour accueillir deux nouvelles catégories, Plus et Premium, axées sur l’utilisation des énergies renouvelables. Elles valorisent les constructions ayant fait le choix d’être productrices d’énergie.

Valoriser l'utilisation des énergies renouvelables

La catégorie « Bâtiment Passif Premium» est la plus exigeante de toutes : elle récompense les bâtiments générant au moins 120 kWh/(m²a) d’énergie par rapport à l’emprise au sol du bâtiment.

Il devra également justifier du respect des 4 critères de base du passif :

  • Un besoin de chauffage inférieur à 15 kWh d’énergie utile par m² de surface de référence énergétique et par an
  • Une consommation totale en énergie primaire (tous usages, électroménager inclus) inférieure à 120 kWh par m² de surface de référence énergétique par an
  • Une perméabilité à l’air de l’enveloppe mesurée sous 50 Pascals de différence de pression inférieure ou égale à 0,6 par heure
  • Une fréquence de surchauffe intérieure (> à 25°C) inférieure à 10 % des heures de l’année.

Le label "bâtiment passif plus"

La première maison passive Plus de France

À l’aube de la transition énergétique, la certification Bâtiment Passif a évolué pour accueillir deux nouvelles catégories, Plus et Premium, axées sur l’utilisation des énergies renouvelables. Elles valorisent les constructions ayant fait le choix d’être productrices d’énergie.

Valoriser l'utilisation des énergies renouvelables

Dans la catégorie « Bâtiment Passif Plus », le bâtiment devra générer au moins 60 kWh/(m²a) d’énergie par rapport à l’emprise au sol du bâtiment.

Il devra également justifier du respect des 4 critères de base du passif :

  • Un besoin de chauffage inférieur à 15 kWh d’énergie utile par m² de surface de référence énergétique et par an
  • Une consommation totale en énergie primaire (tous usages, électroménager inclus) inférieure à 120 kWh par m² de surface de référence énergétique par an
  • Une perméabilité à l’air de l’enveloppe mesurée sous 50 Pascals de différence de pression inférieure ou égale à 0,6 par heure
  • Une fréquence de surchauffe intérieure (> à 25°C) inférieure à 10 % des heures de l’année.