Un quartier 100 % passif au cœur d’une ville historique : un chantier d’avenir à Heidelberg

Historique et pittoresque, la petite ville d’Heidelberg, en Allemagne, ne semble a priori pas destinée à accueillir un projet de construction ultramoderne et énergétiquement innovant.

heidelberg_bahnstadt_wohnbebauung_kita_skylabs_und_promenade_bild_klein_

Et pourtant, sur le terrain de l’ancienne gare de marchandises – d’une superficie de 116 hectares, soit environ 12 fois le stade de France – le plus grand quartier passif jamais construit est en train de sortir de terre.

Sa construction a lieu dans le cadre du plan directeur « 100 % protection du climat » porté par le ministère de l’environnement. Porteuse du titre de « commune de protectrice du climat », la ville d’Heidelberg s’est fixé pour objectif de n’avoir, à terme, aucune incidence sur le climat.

Comment ? En diminuant ses émissions de CO2 de 95 % et ses besoins énergétiques de 50 %. La construction de ce quartier intégralement passif, baptisé « Bahnstadt » (littéralement « quartier du train ») est un jalon majeur de cette démarche.

La fin des travaux de ce quartier est prévue pour 2014. Mais d’ores et déjà, plus de 90 % des appartements et maisons ont trouvé preneur.
Rien d’étonnant à cela, puisque le quartier offre une possibilité de logement à la fois innovante et écologique. Chaque maison est construite de manière à limiter drastiquement les dépenses énergétiques. En outre, la récupération de chaleur permet de se passer presque intégralement de chauffage.

Le maire, Eckart Würzner, énumère les critères qui rendent ce quartier passif… et exceptionnel : « Une isolation de 28 cm d’épaisseur, des fenêtres triple vitrage, l’intégralité des châssis de fenêtre isolés, des ponts thermiques éliminés… et plus de 60 % des toits gazonnés ! ».

Le très faible apport énergétique encore nécessaire (15 KWH(m²A)) est fourni par l’énergie renouvelable d’une centrale thermique de biomasse.

Enfin, notons que les maisons et immeubles d’habitation ne seront pas les seuls bâtiments à respecter le standard “bâtiment passif”. Plusieurs écoles, et même une université passive vont voir le jour ! En tout, ce sont plusieurs milliers d’emplois qui seront créés à Bahnstadt.

Un quartier innovant et exemplaire, à bien des niveaux…

Plus d’information (en allemand et anglais) :
http://heidelberg-bahnstadt.de

Derniers articles

Envie de prendre part au mouvement vers la transition énergétique ?

Transmettez-nous vos coordonnées, un conseiller vous recontacte rapidement.

Suivez notre actualité !

Le label "BaSE", Bâtiment sobre en énergie

Construire passif, la garantie d'un bâti de qualité.

Concevoir et construire un bâtiment passif est un objectif ambitieux. Voilà pourquoi la certification Bâtiment Passif a évolué pour inclure le label BaSE (Bâtiment Sobre en Énergie).

Valoriser l'utilisation des énergies renouvelables

Ce label a été pensé pour récompenser les efforts de toutes les équipes ayant collaboré au projet et pour saluer la performance énergétique du bâtiment certifié.
Il reprend les bases de la certification passive, mais assouplie :

  • Le besoin de chauffage doit être inférieur à 30 kWh d’énergie utile par m² de surface de référence énergétique et par an (contre 15, en Bâtiment Passif)
  • Une perméabilité à l’air de l’enveloppe mesurée sous 50 Pascals de différence de pression inférieure ou égale à 1 par heure (contre 0,6 en Bâtiment Passif)
  • Les autres critères restent identiques.

Le label "bâtiment passif premium"

La première maison passive Premium de France © Jean-Louis Bidart

À l’aube de la transition énergétique, la certification Bâtiment Passif a évolué pour accueillir deux nouvelles catégories, Plus et Premium, axées sur l’utilisation des énergies renouvelables. Elles valorisent les constructions ayant fait le choix d’être productrices d’énergie.

Valoriser l'utilisation des énergies renouvelables

La catégorie « Bâtiment Passif Premium» est la plus exigeante de toutes : elle récompense les bâtiments générant au moins 120 kWh/(m²a) d’énergie par rapport à l’emprise au sol du bâtiment.

Il devra également justifier du respect des 4 critères de base du passif :

  • Un besoin de chauffage inférieur à 15 kWh d’énergie utile par m² de surface de référence énergétique et par an
  • Une consommation totale en énergie primaire (tous usages, électroménager inclus) inférieure à 120 kWh par m² de surface de référence énergétique par an
  • Une perméabilité à l’air de l’enveloppe mesurée sous 50 Pascals de différence de pression inférieure ou égale à 0,6 par heure
  • Une fréquence de surchauffe intérieure (> à 25°C) inférieure à 10 % des heures de l’année.

Le label "bâtiment passif plus"

La première maison passive Plus de France

À l’aube de la transition énergétique, la certification Bâtiment Passif a évolué pour accueillir deux nouvelles catégories, Plus et Premium, axées sur l’utilisation des énergies renouvelables. Elles valorisent les constructions ayant fait le choix d’être productrices d’énergie.

Valoriser l'utilisation des énergies renouvelables

Dans la catégorie « Bâtiment Passif Plus », le bâtiment devra générer au moins 60 kWh/(m²a) d’énergie par rapport à l’emprise au sol du bâtiment.

Il devra également justifier du respect des 4 critères de base du passif :

  • Un besoin de chauffage inférieur à 15 kWh d’énergie utile par m² de surface de référence énergétique et par an
  • Une consommation totale en énergie primaire (tous usages, électroménager inclus) inférieure à 120 kWh par m² de surface de référence énergétique par an
  • Une perméabilité à l’air de l’enveloppe mesurée sous 50 Pascals de différence de pression inférieure ou égale à 0,6 par heure
  • Une fréquence de surchauffe intérieure (> à 25°C) inférieure à 10 % des heures de l’année.